Coronavirus : que faire pour surmonter la crise de son activité ?

3 avril 2020

L’épidémie du coronavirus sévit partout dans le monde et a amené le gouvernement français à prendre des mesures de confinement exceptionnelles. La majorité des freelances sont donc amenés à revoir radicalement leur manière de travailler. Bien sûr, les restrictions de se déplacer impactent moins certaines professions que d’autres. Les rédacteurs, graphistes, experts marketing ou SEO… peuvent continuer à réaliser leurs missions en télé-travail comme ils en avaient l’habitude. La situation est beaucoup plus complexe pour les consultants ou les commerciaux par exemple, habitués à se déplacer fréquemment pour des rendez-vous. 

Une situation sans précédent

De manière générale, beaucoup d’indépendants craignent de voir leurs revenus baisser durant toute la période de confinement dû au coronavirus. Cette inquiétude est d’autant plus vivace chez ceux qui viennent de lancer leur entreprise ou qui travaillent dans un secteur très touché par ces mesures, comme le tourisme, la restauration ou encore le commerce. De plus, nous sommes nombreux à penser que le monde va devoir faire face à une situation de crise économique au sortir de l’épidémie. Voici quelques pistes pour sortir la tête de l’eau et préparer dès à présent le futur de son entreprise, sans céder au pessimisme !

A quelles aides puis-je prétendre ?

Tout d’abord, sachez que vous n’êtes pas livré à vous-même dans cette crise financière qui impacte votre entreprise, et donc votre chiffre d’affaires et votre rémunération personnelle. 

Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé la mise en place d’aides et d’exonérations face à la crise dûe au coronavirus auxquelles vous pouvez prétendre :

 

  • Votre perte de CA est équivalente à 70% ou plus en mars 2020 par rapport à mars 2019 ? Vous avez été contraint de fermer complètement boutique ? L’Etat a ouvert un Fonds de solidarité destiné aux micro-entreprises et aux TPE. Vous pourrez demander une aide exceptionnelle de 1500 euros dès le mois d’avril en faisant une déclaration sur le site de la DGFIP.
  • Vous touchiez le chômage en plus de votre micro-entreprise ? Vos droits sont automatiquement renouvelés. De plus, vous pouvez peut-être toucher l’Allocation Spécifique de Solidarité, selon votre situation professionnelle et économique. Renseignez-vous auprès de Pôle Emploi.
  • Bonne nouvelle : l’Urssaf a suspendu le paiement des cotisations qui devait être effectué fin mars. Ces dernières seront lissées sur les mois d’avril à décembre (à prévoir donc dans votre comptabilité).
  • Si vous êtes éligible au Fonds de solidarité de l’Etat, vous pouvez aussi demander un report du paiement de votre loyer commercial à votre bailleur et de vos factures d’eau, de gaz et d’électricité à votre fournisseur.
  • Il est possible de solliciter un délai de paiement de vos impôts sur le revenu et de vos impôts sur la société. Faites votre demande à la Direction Générale des Finances Publiques grâce au formulaire dédié avant le 22 du mois.
  • Votre banque doit aussi vous accompagner dans ce moment difficile économiquement. Si vous avez souscrit un crédit aux entreprises, vous pouvez le reporter jusqu’à six mois.

 

Comment puis-je garder mon entreprise active ?

En attendant, rien ne sert de se morfondre ! Même si vous êtes plus ou moins contraint au chômage technique, continuez de vous mettre devant votre ordinateur chaque jour pour œuvrer à votre entreprise. Vous pouvez par exemple en profiter pour :

  • Appeler chacun de vos clients et faire un point avec eux.
  • Mettre de l’ordre dans votre comptabilité et vos factures.
  • Suivre une formation.
  • Chercher des ressources inspirantes dans votre domaine d’activité.
  • Faire un business plan pour relancer votre entreprise.
  • Réécrire votre CV et vous inscrire sur des plates-formes de freelances.
  • Continuer à prospecter.
  • …Et évidemment prendre un peu de repos bien mérité. Bon courage à tous et à toutes !
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